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XXXHolic est
un manga déroutant qui a surpris énormément les fans
de CLAMP. Il a également suscité de nombreuses critiques
et suppositions concernant son rapport direct avec Tsubas
Reservoir Chronicle.
Une fois de plus les CLAMP partagent
leur passion pour l’ésotérisme dans cette série.On découvre des références aux religions (asiatiques et
occidentales), aux différentes formes de magie (noire et blanche), aux esprits
et autres pouvoirs ou événements paranormaux. Dans Tokyo Babylon ce thème était
traité de façon très sérieuse mais ici c’est différent. Un moment Yuuko à
l’aspect sévère donne des informations cruciales, un instant après elle s’amuse
avec des artefacts à l’aspect grotesque ou des êtres imaginaires mignons
apparaissent. Le thème est traité de façon plus légère surtout pour éviter que
le manga ne devienne trop sombre.
En effet, l’ambiance générale, très
réussie notamment grâce aux dessins, est assez oppressante. On se place du
point de vue de Watanuki, un garçon qui ne connaît rien à la magie et aux
esprits et qui se retrouve embarqué dans des histoires effrayantes et rencontre
des esprits souvent animés de mauvaises intentions. Si la sorcière prend les
aventures du garçon sur le ton de la plaisanterie, elles n’en sont pourtant pas
moins affreuses : rencontre avec de nombreux esprits morts, lutte contre
des esprits cherchant à tuer des innocents, fantômes aux mauvaises intentions,
etc… Evidemment d’autres séries sont plus sérieuses, comme X-1999 mais
l’ambiance y est beaucoup moins glauque.
Il faut dire que les dessins de
Mokona Apapa participent pour beaucoup à cette
ambiance. Elle continue dans son nouveau style (déjà présent dans Angelic Layer
et Chobits) mais le « noircit » pour cette série. Les personnages sont
plus sombres, avec des grands yeux plus bridés, le style général est plus
« oriental ». Les vêtements sont sombres, souvent de style
traditionnel (kimonos). Les lieux sont sombres et dépouillés. On retrouve des
motifs compliqués et étranges sur les objets, les vêtements et les décors
(entrelacs, papillons, etc…). Et la fumée est un élément important dans ce
manga, Yuuko s’en sert pour ses sorts, la fumée entoure les esprits qui
ennuient le héros, la fumée révèle certains objets dangereux ou maléfices, etc…
On peut aussi ajouter que Watanuki
est souvent la cible des plaisanteries et situations cocasses dans le récit.
Même si il est le héros de l’histoire, son personnage plutôt effacé et sans
grande volonté se retrouve vite au second plan. Il faut dire que Yuuko est un
personnage au contraire très envahissant, on a l’impression qu’elle est
omnisciente, elle est très exubérante, autoritaire et c’est clairement elle qui
mène le jeu, bref elle attire tous les regards ! Un personnage énigmatique
qui est pour beaucoup au succès de la série.
On en a beaucoup parlé de cette
série mais toujours en parlant également de Tsubasa Reservoir Chronicle. La
raison est toute simple, ces deux séries sont liées. Leurs histoires se
croisent à plusieurs reprises en effet car le personnage de Yuuko apparaît dans
Tsubasa Reservoir Chronicle et par la suite elle vient plusieurs fois en aide
aux héros de cette série. A chaque fois la scène apparaît dans chacune des deux
séries et vous l’aurez compris il faut lire les deux séries pour connaître tous
les détails. Mais ces crossovers mis à part, chaque série reste une histoire
indépendante et originale à part entière.
XXXHolic plait à un public
plus adulte que Tsubasa Reservoir Chronicle. Une partie des fans déçus par TRC
ou tout simplement peu touchés par l’histoire se retrouvent dans XXXHolic. Le
personnage de Yuuko étant adulte et devenant rapidement le pilier principal de
l’histoire, il est plus facile pour un public plus âgé de s’y identifier. De
même les dialogues et rebondissements contiennent parfois des sous-entendus,
des double sens et des ambiguïtés moins accessibles à un public trop jeune. Enfin
il y a moins d’actions mais plus de dialogues et de mystères que dans TRC, un
style bien différent. Bref entre les deux séries elles arrivent à charmer
l’ensemble du public.
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